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S’il existait un recette miracle pour que nos enfants réussissent bien à l’école et dans leur vie, nous serions tous preneurs. Ricardo ne l’a pas encore créée et celle-ci ne s’achète peut-être pas, mais il y a plusieurs moyens que nous, parents et éducateurs, pouvons mettre en place et en application pour que nos rejetons vivent des réussites et pour faciliter leur parcours scolaire. Je vous propose quelques ingrédients à utiliser… sans modération!

Premier ingrédient : le livre ! Une bonne dose de lecture

Lire, lire et encore lire! Non seulement  je le répète sans arrêt aux parents de mes élèves, mais je ne peux m’empêcher d’abonner mes neveux et nièces à des livres et à des revues, à trouver la petite perle littéraire qui les fera craquer et qui captera leur attention. Un livre « coup de coeur » provoque souvent une envie irrésistible de découvrir les autres livres d’un même auteur et cet effet boule de neige est précieux lorsqu’on se bute à de petits lecteurs plus « résistants ». Lorsque j’ai eu mon Henri, lui donner le goût de la lecture était aussi important pour moi que tous ses petits et grands besoins essentiels. Aller à la bibliothèque est un chouette rituel qui ne coute rien et qui permet de découvrir une multitudes de styles littéraires.

Les livres permettent non seulement de voyager et de s’évader à peu de frais (ou gratuitement); ils permettent aux grands et aux plus petits d’enrichir leur vocabulaire en découvrant de nouveaux mots. D’abord, à l’aide d’imagiers, et plus tard à travers toutes sortes de genres littéraires tous aussi différents les uns que les autres : informatif, humoristique, historique, fantastique, tragique, dramatique, d’aventure et j’en passe.

Enrichir le bagage de mots permet aux jeunes et moins jeunes de mieux s’exprimer, mais aussi de mieux comprendre ce qui les entoure, d’expliquer plus facilement et de partager leurs idées et connaissances avec davantage d’aisance. Il est plus faisable pour un enfant d’émettre une opinion, de demander quelque chose ou de dire ce qui lui plait ou lui déplait lorsqu’il a un bon bagage lexical, un éventail de mots connus et assimilés.

En tant qu’enseignante en 1re année, lorsque les enfants viennent à écrire des phrases, aussi simples soient-elles, ceux qui possèdent un large vocabulaire ont non seulement plus de facilité à écrire et à trouver des idées, mais ils se démarquent joyeusement! Leurs phrases sont mieux formulées, plus longues et leurs mots sont variés d’une phrase à une autre.

Que notre budget soit petit ou grand, les livres demeurent accessibles à tous. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise lecture, à mon humble avis. Que ce soit une bande dessinée, une revue ou un roman léger, l’important n’est pas de découvrir Balzac avant la majorité, mais plutôt d’avoir la piqure littéraire. Celle qui nous donnera envie de découvrir un autre livre, un autre auteur, une autre illustratrice ou une nouvelle série. Et puis, qui se plaindra de passer un bon moment, collé sur sa progéniture pour le transporter, l’instant d’une histoire?

C’est un vrai bonheur pour les oreilles lorsque les enfants commencent à babiller, à émettre de nouveaux sons et à nommer les choses qui les entourent. Le développement langagier est parfois sous-estimé pour la réussite académique. En rencontre de parents en début d’année, je fournis d’ailleurs quelques astuces à ces derniers. Je leur demande, entre autre, de porter une attention particulière à la façon dont les mots sont prononcés, à la formulation des phrases et au vocabulaire qui peut se bonifier grâce à des discussions sur de nouveaux sujets ou à des visites dans un nouvel environnement. De petites erreurs de prononciation se reflètent, la plupart du temps, à l’écrit. (Par exemple, il m’arrive de lire  « sateau» au lieu de « chateau », « crop » au lieu de « trop ».) Elles sont également observables dans la structure des phrases. Je vous invite donc à porter une attention particulière au langage de votre marmaille.

Si vous notez de petites « coquilles verbales », vous pouvez simplement répéter correctement le mot avec la bonne prononciation, en mettant l’accent sur la façon exacte de le dire et en exagérant le son souhaité. Parler lentement supporte aussi l’apprentissage. Nul besoin de demander à votre enfant de le dire à nouveau.  Si vos inquiétudes persistent, l’aide et les conseils d’un orthophoniste  peuvent vous aiguiller afin de mieux soutenir votre enfant.

Dans ma classe, lorsque mes élèves apprennent un nouveau mot (dans les livres ou lors de nos échanges), nous les consignons et les affichons fièrement sur une grande feuille que tout le monde voit. Cela peut  sembler banal, mais les enfants sont fiers de voir la liste s’allonger et, de mon côté, j’en profite pour faire du renforcement positif lorsqu’ils les utilise. Je me souviendrai toujours de ma petite Améliane qui passait le balai dans la classe et qui s’est exclamée qu’un petit coin avait été « négligé »!

Cette question reste bien souvent sans réponse ou bien peu satisfaisante. Avez-vous déjà tenté de la poser différemment? Du genre : « Qu’est-ce que tu as appris aujourd’hui? Qu’as-tu retenu? »  En dirigeant nos questions davantage sur les apprentissages et la compréhension (et moins sur ce qu’il a fait), non seulement, on risque d’en savoir un peu plus, mais votre petit prendra conscience « qu’il sait ce qu’il sait ». C’est ce qu’on appelle la métacognition. En sachant ce qu’il sait, il sera plus facile et plus simple pour lui d’appliquer ses connaissances dans des situations nouvelles de la vie de tous les jours, à l’extérieur de l’école. Par exemple, lire l’heure lorsqu’il en a besoin, cuisiner une recette avec des fractions (mathématiques), expliquer pourquoi le soleil se couche plus tôt (sciences), l’origine des tipis (univers social) et ainsi de suite. En jargon éducatif, c’est ce qu’on appelle le transfert des connaissances, primordial à l’apprentissage.

(Laisser) mijoter tout doucement…

Nous, parents, adultes, accompagnateurs, éducateurs, jouons un rôle non négligeable de modèle pour les enfants. Ceux-ci nous observent, nous épient, nous copient, répètent ce que l’on dit et ce que l’on fait, parfois à notre grand bonheur et d’autre fois… non!

Plus les enfants entendent du bien de l’école, du milieu scolaire et plus ils seront motivés et impliqués dans leur cheminement scolaire. Avoir confiance en l’école, en les éducateurs et en les enseignants se reflètera systématiquement dans la vision qu’auront les enfants vis-à-vis leur milieu scolaire. Les relations constructives, l’implication des parents dans les réunions, la présence lors des rendez-vous sont de mise pour que les enfants vivent de belles réussites. Ils sentent que leur cheminement est important et que l’école occupe une place de choix dans leur vie, qu’elle a de l’importance. S’il y a un malentendu, une inquiétude, un doute, contactez l’enseignant (e) de votre enfant. C’est ensemble, dans la confiance et dans la collaboration que l’on trouve les meilleurs moyens pour aider l’élève.

Pour être disposés à recevoir de nouveaux apprentissages et à offrir le meilleur d’eux-mêmes, les enfants ont besoin de deux choses : une bonne nuit de sommeil et… un coeur libre de soucis, léger! La vie n’est pas un long fleuve tranquille et petits et grands vivent toutes sortes de choses : perte d’un être cher ou d’un animal de compagnie, séparation, chicane entre frères et soeurs, inquiétude ou excitation pour un évènement à venir et j’en passe. Comme enseignante, je prends toujours un moment en matinée pour jaser avec mes élèves. Cela me permet d’être au courant de ce qu’ils vivent et je peux ainsi adapter ma planification selon les préoccupations de certains et d’être indulgente si untel n’a pas aussi bien réussi sa dictée hebdomadaire qu’à l’habitude.  Un enfant qui n’est pas bien dans sa tête et dans son coeur n’arrivera pas à assimiler de nouveaux apprentissages, à écouter et à s’exécuter pour accomplir un travail ou un devoir.  Si celui-ci n’est pas à l’aise d’en discuter avec son enseignante, rien ne vous empêche de glisser un petit mot dans le messager ou d’écrire un courriel à celle-ci pour l’informer des soucis qui le tracassent.

Prendre le temps de jaser avec les enfants peut donc apporter grand bien pour leur réussite.

Un exposé oral titille votre Théo? Charles s’est encore mis les pieds dans les plats lors de la récréation? Le cours d’anglais crée des fourmis dans le ventre d’Alice? Vous avez vécu l’horreur dans un lieu public? Un peu comme le font les enseignantes du préscolaire (maternelle), je vous invite à établir des façons de faire claires, à être explicite dans les comportements souhaités dans diverses situations. Que ce soit par rapport à l’école ou dans vos activités quotidiennes avec votre marmaille, expliquez-leur clairement quels sont les comportements souhaités, de quelle façon ils devraient agir ou réagir, les stratégies ou les méthodes de travail efficaces pour vivre une réussite. Cela peut aussi être une entente avec l’enseignant, une technique de respiration, des pictogrammes pour guider et structurer son travail. Et lorsqu’une amélioration surviendra, félicitez-le et encouragez-le à continuer et démontrez-lui que vous êtes fier de lui!

Finalement, ayez des buts réalistes, quitte à mettre la barre un peu plus basse au début afin de vivre des réussites, quelle qu’elles soient.

En terminant, je vous propose de jeter un oeil au contrat scolaire de Les Belles Combines! Une belle façon de déterminer les rôles de chacun pour mener l’enfant à la réussite scolaire!

Enseignante depuis 12 ans au primaire, surtout au préscolaire et en 1ere année et maman d'un beau Henri qui vient tout juste de souffler ses 3 bougies. Cynthia est curieuse, amoureuse de voyages, de découvertes de toutes sortes, de son coin de région, de la nature et des petits projets faits avec ses 10 doigts. « Je n'aurai jamais assez de toute une vie pour lire tous les livres que je veux et je suis folle de la photographie et des belles images. (J'ai aussi besoin de musique dans ma vie comme d'autres ont besoin de chocolat!) »

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