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Une méthode de travail est une façon de faire les choses et pour qu’elle soit efficace, non seulement il faut que l’enfant sache comment la mettre en oeuvre mais il faut aussi qu’il soit disposé pour accomplir cette tâche. Même s’il sait comment faire les choses efficacement, quels en seront les résultats s’il ne se sent pas à la hauteur ou s’il est anxieux?

Alors, avant toute chose, il importe que l’enfant soit dans un état de calme et disposé à se concentrer afin d’accomplir la tâche. Je vous propose donc des informations utiles et des stratégies efficaces afin de réduire l’anxiété et la dévalorisation face au à la tâche.

Émotion : dévalorisation

L’enfant qui ne se sent pas à la hauteur entretient des pensées négatives à propos de lui-même. Sans nuancer sa pensée, il a tendance à généraliser son jugement à propos de lui-même : Je suis nul. Je ne suis pas bon. Je suis mauvais. En somme, tout jugement négatif à propos de lui-même lui fera ressentir ce sentiment de dévalorisation.

L’aider avec la dévalorisation

Lorsque vous entendez votre enfant tenir de tels propos, votre réaction sera probablement de lui démontrer qu’il a tort. Souvent, plus vous le contredirez, plus il fâchera. Il entreprendra peut-être même de vous convaincre qu’il a raison en vous donnant tous les exemples possibles où il n’a pas été à la hauteur. Commence alors un échange stérile ; vous, qui tentez de le convaincre qu’il est bon, et lui qui vous répond qu’il est le pire de toute sa classe.

Plutôt que d’entrer dans cette valse interminable, intéressez-vous plutôt à ce qu’il vous confie en cherchant à être spécifique. Je veux dire par là que plus vous décortiquerez exactement l’objet de sa dévalorisation, plus il sera facile pour lui de trouver des moyens adaptés pour faire face à sa difficulté.

Voici, pour vous inspirer, un exemple concret d’un situation vécue avec mon fils à propos de l’école :

En pleurs devant ses devoirs.

  • Je suis nul.
  • Ah bon? En quoi te trouves-tu nul?
  • À l’école!
  • Dans quelle matière?
  • En français.
  • Dans quel aspect du français? Écriture? Lecture? Conjugaison? Orthographe?
  • En conjugaison.
  • Pour quel verbe?
  • Aimer.
  • Et, tu as de la difficulté avec quel temps?
  • Au futur proche.
  • Donc, si je comprends bien, tu as de la difficulté avec le verbe aimer au futur proche.
  • Oui, c’est ça. C’est dur les verbes.
  • Je comprends. Qu’est-ce que tu comptes faire pour relever ce défi?
  • Et bien, je vais étudier le verbe aimer au futur proche!
  • Super fiston! Si tu as besoin d’aide, je suis tout près.

Et il se mit à étudier ce verbe.

Émotion : Anxiété

Une autre émotion qui nuit grandement à l’accomplissement des tâches est l’anxiété. Dans ce cas, l’enfant s’imagine que quelque chose de terrible (à ses yeux!) pourrait survenir et il ne sent pas qu’il dispose des outils ou des moyens pour s’en protéger. Évidemment, ce qu’il considère horrible est probablement une banalité pour vous, adulte, mais pour lui, c’est une montagne à gravir. Lui dire que ce n’est rien, que ce n’est pas grave, qu’il s’en fait pour des trucs sans importance ne fera que nourrir sa détresse puisqu’il sentira que vous ne comprenez pas l’ampleur de sa situation.

L’aider avec l’anxiété

Des situations qui vous semblent anodines peuvent être, pour un enfant, une source d’anxiété majeure : déplaire au professeur, être seul à la récréation, avoir à lever la main en classe, poser une question à un adulte, s’affirmer auprès d’un copain, devoir faire son sac sans rien oublier, penser à rapporter la boîte à lunch. Bref, tout peut être occasion d’anxiété.

Puisque nous, adultes, envisageons les situations avec des yeux d’adultes, nous avons tendance à oublier que leur cerveau ne leur permet pas encore de concevoir les choses comme un adulte. S’il est difficile pour vous, malgré votre maturité et votre expérience de la vie, de vous mettre dans sa tête pour comprendre comment il envisage les choses alors que vous êtes déjà passé par l’enfance, pouvez-vous imaginer un instant à quel point il lui est impossible de concevoir ces situations de votre point de vue avec un cerveau complètement immature?

Si vous constatez que votre enfant ressent de l’anxiété, évitez de minimiser l’objet de sa peur. Tentez plutôt de comprendre sa conception de la situation en le questionnant avec curiosité afin de voir de son point de vue à lui. Questionnez-le avec bienveillance et empathie pour dénicher la source de cette émotion. Une fois identifiée, vous pourrez alors l’amener à changer sa perspective en lui fournissant les informations qui lui manquent. Quoi de mieux qu’un exemple pour illustrer tout ça :

Fiston qui ne voulait pas faire sa présentation orale à l’école.

  • Je ne veux pas la faire. Tous mes amis vont rire de moi!
  • Je comprends mais dis-moi, tous, tous, tous vont rire sans exception?
  • Non mais la plupart.
  • Et si tu me nommais ceux qui riront selon toi.
  • Lui, lui, elle, elle, elle et lui aussi.
  • Donc, 6 amis pourraient peut-être rire de toi?
  • Oui.
  • Et les 12 autres seraient attentifs et respectueux?
  • Ouais, mes vrais amis.
  • D’accord, je comprends. Alors, dis-moi, quand tu dis qu’il vont rire de toi, qu’est-ce que tu t’imagines qu’ils vont faire? Lancer des tomates? Se moquer de toi devant toute la classe? Faire les singes au plafond?
  • Non, mais si je me trompe, ils vont rire.
  • Tu trouves ça embêtant de les entendre rire alors que tu t’es trompé.
  • Oui, ça me fait de la peine.
  • Je vois. Est-ce que tu crois qu’il font ça pour que tu aies de la peine?
  • Non, c’est juste parce que c’est drôle des fois quelqu’un qui se trompe.
  • Ça t’arrive aussi de rigoler parce que quelqu’un s’est trompé et que ça crée une drôle de situation.
  • Oui.
  • Et est-ce que tu ris pour que la personne ait de la peine?
  • Non, juste parce que c’est drôle. Je ne veux pas lui faire de peine.
  • Et, si tu te trompais et que les copains riaient juste parce que c’est drôle et non pas pour te faire de la peine?
  • Ouais, bah, je pense que je rirais mais c’est gênant.
  • Je comprends! Ça m’arrive aussi d’être gênée quand je me trompe devant les gens mais tu sais quoi? Ça nous arrive tous!
  • Tu veux m’aider à pratiquer ma présentation pour pas que je me trompe.
  • 🙂

Et il l’a fait. Il s’est trompé. Les amis ont rit. Il a survécu avec le sourire.

Lorsque vous aidez vos enfants à réguler leurs émotions négatives, non seulement ils sont en mesure de trouver eux-mêmes des méthodes de travail efficaces et des solutions à leurs problèmes, mais ils sont mieux disposés à intégrer les notions, à apprendre et à faire face à des défis. Les émotions sont un aspect important qui est souvent oublié dans les problèmatiques vécues par les enfants. Je vous invite à focaliser moins sur les solutions et davantage sur la réduction de l’intensité des émotions négatives vécues par votre enfant. Une fois libéré de ces tensions, il vous surprendra par des solutions créatives à ses problèmes.

Deux exercices simples et efficaces

La coquille d’escargot est un exercice qui favorise la concentration et le calme. Il s’agit simplement de suivre du bout du doigt, une spirale de l’extérieur vers l’intérieur. Commencez par la main non dominante et reprenez l’exercice de la main dominante.

Je n’ai pas les droits sur cette image. Il faudrait refaire une spirale Belle Combine 😉

Pour favoriser la confiance et l’aplomb (comme avant une présentation devant la classe), maintenez l’une de ces deux powerposes pendant deux minutes. Il suffit de tenir les bras dans les airs comme un coureur qui traverse la ligne d’arrivée ou encore, les mains sur les hanches et les pieds bien ancrés au sol comme Wonderwoman. Vous pouvez jeter un oeil sur ma capsule vidéo sur le sujet. (lien : https://www.youtube.com/watch?v=k6Pg8o7IQHg&t=5s)

Maintenant que vos cocos sont libérés de leurs émotions désagréables, il ne reste plus qu’à mettre en place des méthodes de travail efficaces!

Allez, au boulot 😉

 

Karine est spécialisée en développement de l’intelligence émotionnelle et partage son expertise avec les parents par le biais de ses conférences, ateliers depuis 2003. Blogueuse pour le Huffington Post et collaboratrice à l‘émission FamillÉduc sur les ondes de CKVL et de CIBL, elle partage son expertise et ses expériences avec les parents. Passionnée de psychologie, elle enseigne également le coaching de vie à l'Académie Excel Coaching. Elle est fondatrice de Savez-vous planter des choux?, boutique virtuelle qui offre du matériel physique et des outils téléchargeables visant le développement de l'intelligence émotionnelle des enfants âgés entre 0 et 10 ans. Elle est également la maman de deux êtres extraordinaires qui lui enseignent chaque jour à devenir la maman dont ils ont besoin aujourd'hui.

There are 4 comments

  1. Gaudiniere il y a 2 ans

    Bonjour, j ai trouvé ça super.

    • Karine il y a 2 ans

      Merci! Merci aussi d’avoir pris le temps de vous arrêter et d’écrire ce commentaire! 🙂

  2. Julie il y a 2 ans

    Merci de l’article! Il tombe super bien, mon coco anxieux qui n’avait pas pleuré avant d’aller à l’école depuis plusieurs semaines a recommencé ce matin…je vais utiliser les trucs cités dans l’article!!!

    • dominiqueadmin il y a 2 ans

      Très heureuse que cet article vous ait plu et j’espère que les trucs seront efficaces pour votre coco!

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