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Le passage de l’écran aux jeux extérieurs

 

Depuis plusieurs années, nous parlons ouvertement des bienfaits de l’activité physique et des jeux extérieurs. Au sein de nos écoles, des heures additionnelles ont été ajoutées au calendrier pour permettre aux enfants de bouger et de vivre certaines activités motrices.

Dans nos classes « flexibles », nous encourageons des méthodes alternatives qui permettent aux enfants de bouger lors de leur apprentissage. Toutefois, le travail ne s’arrête pas là !

Lorsque l’on s’interroge sur le sujet, il est intéressant de constater que l’utilisation des écrans vient rapidement remplacer les jeux extérieurs.

Plusieurs personnes me rapportent lors de nos rencontres que leurs enfants n’aiment pas « jouer » dehors et que les écrans (tablette, cellulaire, télévision, ordinateur) prennent une place considérable dans leur vie. Le simple fait d’interdire l’utilisation d’un écran conduit impérativement à une crise.

Alors, je me suis questionné de l’impact qu’avait les écrans sur ma vie d’enfant. Je me suis donc souvenu qu’à l’âge de 7 ans, j’avais reçu ma première console Nintendo pour Noël; je me souviens également de l’extrême joie ressentie à ce moment. J’aimais m’amuser à Dr Mario sur la console et je pouvais y passer plusieurs heures à tenter de « battre » mes records et y affronter mon frère en duel. Il aura même fallu que mes parents mettent en place un temps bien déterminé pour l’utilisation de la Nintendo, car mon frère et moi aurions assurément passé bien plus de temps à s’amuser à l’intérieur de la maison.

Toutefois, lorsque mes parents disaient : « tout le monde dehors ! », c’était par bonheur que nous mettions nos vêtements et que nous quittions notre console. Pour moi, ce n’était pas seulement d’aller à l’extérieur pour regarder le gazon pousser, mais c’était le moment de mettre à profit ma créativité et d’inventer une multitude de jeux (la cachette, la tag, botte la cacane, les indiens contre les cowboys et tous les jeux que nous pouvions inventer à l’aide de branches ou de cailloux). À bien y penser, je devais passer plus de temps à l’extérieur de la maison que de moment à l’intérieur : beau temps, mauvais temps… pourvu que je sois rentrée pour Passe-Partout.

Les enfants du quartier venaient à la maison pour s’amuser avec nous et nous pouvions nous quitter juste avant la noirceur ou lorsque nos parents criaient notre nom, et ce, si les parents n’étaient pas déjà à l’extérieur eux aussi !

En y songeant, les écrans n’étaient pas une récompense pour moi, ni même un sujet de discorde lorsque j’avais un mauvais agissement. À vrai dire, c’était de rester à l’intérieur de la maison qui était vraisemblablement la plus grande conséquence.

Les années passent et la pression sociale est de plus en plus forte. Aujourd’hui, lorsque je m’adresse à certains parents, ils m’informent que la seule conséquence qui fonctionne avec leur enfant est de couper l’accès aux écrans. Lorsque je fais mon épicerie, nombreux sont les enfants qui ont le nez rivé sur le cellulaire… et que dire des : « au moins, il est calme ! » … Oui ! peut-être, mais est-ce vraiment ce dont l’enfant a besoin à ce moment précis de sa journée ?

Nous pourrions nous questionner sur une multitude de choses : est-ce vraiment que l’enfant ne peut se départir de son écran ou est-ce parce qu’il est si absorbé par les images et mouvements à l’écran qu’il ne peut s’en défaire ?

Dans mon travail auprès des enfants du préscolaire 4 ans, j’y vois pourtant une autre vision des écrans vs les jeux extérieurs. Chaque jour, les enfants me posent les mêmes questions lorsqu’ils arrivent à l’école: « est-ce que l’on va aller jouer dehors aujourd’hui ? » Ces enfants aiment vraisemblablement aller jouer dehors, mais pourquoi cela ne semble pas être la même réalité à la maison ?

Je ne donnerai pas de solution miracle aujourd’hui. Cependant, j’aimerais ouvrir un questionnement sur l’utilisation « extraordinaire » des écrans chez les enfants.

En fait, se pourrait-il que nous tenions pour acquis que nos enfants n’aiment pas jouer à l’extérieur ? En fait, les enfants qui n’y retrouvent pas de plaisir lors des jeux extérieurs sont habituellement ceux qui ne savent pas quoi y faire. Pourtant, les enfants sont les « spécialistes » de l’imagination et des jeux de rôles. Alors, pourquoi est-ce un fardeau de sortir les lunettes solaires et d’aller prendre une grande bouffée d’air ?

Lorsque j’étais enfant, je me souviens d’avoir joué avec mes parents à l’extérieur de la maison. Toutefois, lorsque j’observe la réalité actuelle, j’y vois parfois autre chose ! Moins nombreuses semblent êtres les familles qui partagent des moments agréables à l’extérieur de la maison et cela au détriment des écrans.

En discutant avec certains parents qui m’entoure, le temps et l’énergie semblent être l’une des raisons de la baisse de l’activité physique. La situation est assez simple pourtant : s’amuser en famille …

« Selon les directives canadiennes en matière d’activité physique : un enfant d’âge scolaire devrait effectuer environ 60 minutes d’activités physiques d’intensité modérée à élevée et ce, chaque jour. »

 

Quelques suggestions d’activités :

  • Marcher pour se rendre au dépanneur ou à l’école;
  • Prendre une marche avec le chien;
  • Donner des tâches domestiques à nos enfants : par exemple, vider le lave-vaisselle, allez porter les sacs de poubelles à l’extérieur, aider à ramasser les feuilles l’autonome et même donner un coup de main pour déneiger la cour de la maison l’hiver;
  • Utiliser le téléphone cellulaire pour promouvoir l’activité physique… Des applications comme Pokemon Go ou Géocaching permettent de sortir de la maison avec les enfants et de participer à des activités physiques tous ensemble;
  • Utiliser les applications : Just Dance Now ou Wixx pour encore plus d’idées.

 

Bien que nous manquions parfois d’idées ou que le temps soit une source de stress, l’activité physique n’est pas si sorcier.

Alors… que se passe-t-il chez nos enfants ?

Sébastien Lavoie est diplômé du baccalauréat en psychoéducation de l’université de Rouyn-Noranda. Travaillant depuis 2012 au sein de diverses écoles de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, il fonde en juillet 2015 la Clinique SAS / Soutien et Apprentissage Spécialisé. La clinique offre des services pour les gens vivant avec une difficulté / trouble de l’apprentissage, un déficit de l’attention (TDAH) et/ou difficulté familiale et sociale. Depuis 2016, il est porte-parole pour le regroupement Dysphasie et Dyspraxie Verbale de l’Abitibi-Témiscamingue. Son enthousiasme et sa personnalité excentrique l’emporteront à vivre l’expérience de conférencier et à vivre de belles rencontres.

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