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Avant de fonder notre famille, mon amoureux et moi étions des êtres hypersociaux. Toutes les fins de semaine, sans exception, et parfois aussi les jeudi soir (et pourquoi pas un mardi!), nous recevions des amis pour partager un repas. Souper improvisé, brunch, pique-nique, 5 à 7 qui s’éternise, toutes les raisons étaient bonnes pour se réunir autour de la table, bon verre à la main, pour discuter jusqu’aux petites heures du matin. Ces moments nous remplissaient de bonheur et faisaient profondément parti de notre vie. C’était généralement sans flafla, mais comme nous étions un peu foody, nous prenions plaisir à explorer de nouvelles recettes et à « perfectionner » certains plats qui nous faisaient particulièrement plaisir. Surtout, nous ne nous mettions pas de pression à ce que tout soit parfait, que le décor soit parfaitement exécuté, etc. Évidemment, quand nous n’étions que deux, nous disposions de beaucoup d’espace mental et de temps pour recevoir de façon quand même assez élaborée – parce qu’on adorait ça, tout simplement.

 

Quand nos enfants sont arrivés dans nos vies, nous avons rapidement réalisé à quel point les soupers entre amis la fin de semaine étaient des moments d’une grande importance pour nous. Cultiver la joie de se réunir autour de la table pour partager un bon repas, des conversations importantes et de grands fous rires était primordial et un héritage précieux à transmettre à nos enfants. Mais comment poursuivre et partager cette tradition quand on a plusieurs jeunes enfants sans crouler sous la pression?

 

Je nous trouve chanceux. Nous n’avons pas l’habitude de nous mettre de grande pression avec les « standards » et les étiquettes. À 37 ans, je ne sais toujours pas si le couteau va à gauche ou à droite de l’assiette, malgré le fait que j’ai demandé à ma belle-mère pratiquement chaque dimanche soir au cours des 15 dernières années. Cette information ne s’enregistre pas dans ma tête. Pourquoi? Parce qu’elle est sans importance pour moi et ma philosophie pour recevoir amis et famille autour de la table.

 

Lorsque nous recevons, la fin de semaine, nous aimons que nos invités se sentent accueillis et aimés. Dans ma tête et mon coeur, cela ne passe pas par une table décorée digne des grands magazines ni une maison immaculée, ni un festin qui aura demandé des heures d’investissement dans la cuisine. Ce que nos amis recherchent, lorsque nous les recevons, est probablement la même chose que je recherche quand j’accepte avec joie leur invitation à venir manger à leur maison avec les enfants : un sentiment de faire partie d’une communauté importante pour nous, le partage, les échanges, les rires, la bonne bouffe.

 

Dans le fond, les gens qu’on invite sont beaucoup moins compliqués qu’on peut s’imaginer et c’est souvent nous qui nous mettons une pression inutile à ce que tout soit parfait. La plupart d’entre nous cherchons à briser la routine, à briser les sentiments d’isolement et de grande vitesse qui viennent souvent avec le rythme familial intense moderne. Pourquoi se mettre une grande pression pour que tout soit toujours parfait? Parfait aux yeux de qui? C’est encore des constructions sociales qui nous embrouillent l’esprit, nous causent un stress inutile et souvent nous empêchent de tout simplement nous réunir et partager un bon moment. On trouve ça compliqué, avec de jeunes enfants, de tout préparer et tout mettre à notre goût.

 

Récemment, je lisais un livre dans lequel étaient partagés les cinq grands regrets des mourants. Parmi ces regrets, il y avait celui de ne pas avoir passé assez de temps avec les gens qu’on aime et le sentiment de ne pas avoir entretenu ses amitiés, ainsi que celui de ne pas avoir fait plus souvent ce qui les rendait heureux. On le sait, avec le boulot, les enfants et les tâches du week-end, comment avoir le temps de « squeezer » un repas entre amis?

 

En misant sur la simplicité, voilà comment. Parce qu’à la fin de ma vie, je sais que je ne me dirai pas que ma maison n’était pas assez propre ni belle quand j’invitais mes amis à manger. Je me dis que je vais plutôt être vraiment heureuse de ces moments partagés, bien entourée.

 

À mon avis, la première étape est d’éplucher les pelures de fausses attentes que l’on s’impose. Tout ça, ce sont des programmations sociales profondes, bien ancrées, qui ne nous facilitent pas la vie.

 

Les gens sont moins compliqués qu’on ne le croit : ils ne s’attendent jamais à un set up parfait. Ils veulent un accueil chaleureux, du bon temps entre amis, une pause de la routine, se sentir connectés. Et quand on en fait trop, les gens se sentent presque mal, se disant qu’ils devront absolument nous rendre la pareille! Et là commence le cercle vicieux du plus plus plus, et finalement, plus personne ne s’invite, parce que c’est devenu trop compliqué, trop dispendieux, trop stressant.

 

Souvent, la fin de semaine, nous n’avons pas de plan en avance, nous aimons être spontanés. Il arrive souvent que le samedi midi, nous décidons d’inviter des amis à manger le soir même ou nous acceptons une invitation à souper.

 

Quand c’est chez nous que ça se passe, nous choisissons un menu simple qui nous permettra d’être avec nos invités pendant la préparation. Comme ça, on profite du moment avec nos amis  pendant que les enfants jouent. Ainsi, on ne passe pas la journée à tout préparer. Ces temps-ci, avec le printemps qui arrive, on adore préparer nos tacos de poisson. C’est tellement simple et frais. Tout est sur la table et chacun se sert à sa guise.

 

Nous n’hésitons pas non plus à demander à nos invités de contribuer en emmenant un dessert ou des grignotines à partager pendant l’apéro. C’est quelque chose que nous cultivons au sein de notre groupe : on contribue, même quand ce n’est pas chez nous que ça se passe. On aime bien aussi des formules « potluck » où chacun apporte un plat à partager. Ça enlève beaucoup de pression au niveau de la préparation et de coûts associés au fait de recevoir.

 

Les bénéfices de recevoir les gens qu’on aime, en toute simplicité, sont nombreux. Briser l’isolement, se sentir connecté, partager, rire, sentir qu’on fait partie d’un groupe en sont de bons exemples. J’aime aussi penser que cela bénéficie grandement mes enfants aussi : ils apprennent à être de bons hôtes, pas dans la perfection du décor mais bien dans le fait d’accueillir et de prendre soins des gens qui viennent à la maison. Ils participent aussi à la préparation, en faisant les courses si nécessaire ou le petit ménage avant que les amis arrivent (pour ça, vive le fait de posséder moins! Ça ne prend que quelques minutes tout ranger!). Ils sont témoins et acteurs d’une vie sociale épanouie qui fait un grand bien. Ils renforcent les liens avec leurs amis eux aussi, par le fait même. Ils pratiquent leurs habiletés sociales et ces événements créent des opportunités à essayer de nouveaux aliments.

 

Mais le plus important dans tout ça – pour moi en tout cas – c’est le plaisir de partager des repas, et de connecter, tous ensemble. Les enfants comme les adultes se sentent aimer, en sécurité, apprécié. Au fond, c’est tout ce qui compte.

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