Ajustement familial post COVID

Se donner la chance de repartir la roue

Olala! Quel printemps! Depuis le 12 mars, nos vies ont complètement changé. Notre quotidien a été chamboulé et plusieurs familles en ont perdu leurs repères. La routine du matin, la garderie, l’école, le boulot, la routine du retour et du dodo… C’est rassurant pour les enfants, mais aussi pour les parents!

Bon nombre de parents ont passé beaucoup beaucoup (et vraiment beaucoup!) de temps en compagnie de leurs enfants. Occuper la tribu, faire les tâches quotidiennes (vaisselle, lessive, ménage, repas, etc.), essayer de suivre les travaux scolaires à faire si les enfants ne sont pas retournés à l’école, essayer de faire du télétravail… C’est devenu la réalité de plusieurs. Ajouter à cela la pression, la fatigue, l’anxiété, le stress de ne pas savoir ce qui nous attend et tous les facteurs personnels et extérieurs; c’est assez pour rendre les journées longues…Faire tout ça en essayant de conserver un équilibre mental…ça relève de l’exploit!

Plusieurs parents se sont sentis dépassés, à bout de ressources. Plusieurs ont l’impression de passer leur temps à répéter, à chicaner et à chialer…On a l’impression de ruminer du noir...On entre dans une roue négative et une fois dedans avec les enfants, on peut avoir de la difficulté à voir comment s’en sortir. On se trouve poches et on finit par culpabiliser!

Dans cet article, je vous propose des petits trucs pour vous donner une chance de reprendre un cap positif avec votre tribu quand vous sentez que vous vous êtes pris le pied dans un engrenage négatif!

 

Diminuer les standards.

S’accorder un peu de douceur et être bienveillant avec soi-même, c’est pas mal le début. La vaisselle du souper n’est pas faite, c’est possible. Le salon est dans un état indescriptible (du genre qu’on ne voit plus le plancher et le divan), c’est possible aussi. Tout n’est pas aussi bien qu’on le voudrait, est-ce si grave que ça? Oui et non! Pour moi, me lever le matin avec un comptoir plein de vaisselle, ça annonce un horrible matin! J’aime me lever avec un comptoir propre, ça part ma journée du bon pied. En temps de COVID, j’ai choisi mes batailles. J’ai mis mon temps et mon énergie à des endroits un peu plus stratégiques. Du coup, certains soirs, ce n’est pas la lavette à vaisselle qui a gagné!

Si votre vie est chamboulée, celle de vos enfants l’est toute autant. Je dis souvent que mes enfants sont des éponges à émotions. Si je suis triste ou fâchée, ils le ressentent tout de suite et me le font sentir. C’est la même chose quand je suis fatiguée ou impatiente. Leur humeur reflète la mienne. En nous donnant une chance et en acceptant que tout ne soit pas comme l’idée qu’on s’en faisait, on se permet un petit répit. À nous et à nos enfants.

 

Petites étapes

Si vous sentez que vous punissez beaucoup vos enfants, essayez de recommencer à la base. Avec le confinement, j’ai eu l’impression que mes enfants avaient complètement oublié les règles, les attentes que j’avais. On était déjà sur notre rythme de vacances. Quand il a fallu reprendre une certaine routine, veut...veut pas, ils ont réagi.

On est reparti du début. Je donnais de plus courtes consignes. J’ai baissé mes attentes le temps qu’on reprenne le rythme. Au lieu de leur demander de ranger le (bazar monstre qui régnait dans mon) salon, j’ai attribué une petite tâche à chacun. Un se chargeait des crayons; un, des dinosaures; un, des casse-têtes ; et le tout-petit ramassait (du mieux qu’il le pouvait) les blocs.

Ensemble, on en est venu à bout, mais individuellement, ils avaient un travail de plus petite envergure. Ils ont vu la tâche moins importante que si je leur avais dit de tout ranger.

 

Renforcement positif par étape

J’utilise depuis quelques temps l’échelle de comportement des Belles Combines. Mon plus vieux a compris le principe super rapidement parce qu’il utilise un système similaire à l’école. Mon deuxième, au contraire, était en grosse opposition avec l’outil. Il ne voulait rien savoir et ne comprenait pas que ses comportements avaient un impact sur son épingle. Il était offensé dès que je la descendais parce qu’il avait fait un comportement négatif.

J’ai donc opté d’y aller par demi-journées. Si l’enfant restait dans le haut (Nous avons décidé que le porc-épique était notre repère) en avant-midi, il avait droit à un jeton (pour le Magasin général). Même chose pour l’après-midi. Ça a mis la barre moins haute pour lui. Il a senti que l’objectif était accessible. Plus tard, on a monté à une journée complète. Avec le retour à la garderie, c’était cohérent.

 

Y aller avec le renforcement social

En enseignement, on mise beaucoup sur les renforcements sociaux. D’encourager, de souligner les efforts ou les réussites des enfants est, à la longue, plus payant que les renforcements en matériel.

Souvent, lorsque je demande à mes enfants de faire une tâche (ou que je donne une consigne), j’en ai seulement un qui s’active rapidement. C’est toujours le même! Je le souligne à haute voix (pour que ses frères l’entendent!) en le félicitant et en lui disant que j’apprécie beaucoup qu’il fasse sa tâche ou qu’il respecte la consigne. Ce n’est pas long que les 2, même les 3 autres imitent le comportement pour recevoir mes félicitations.

 

Attentes claires et constantes

Avec tout ce qui est arrivé au cours des derniers mois, on était tous en mode survie. Chez nous, le stress et la fatigue ont fait que je donnais des consignes sans trop me demander si elles sont claires ou si elles sont faciles à comprendre pour mes enfants. Le manque de constance faisait que parfois j’en demandais plus, parfois moins. C’était difficile pour mes enfants d’avoir un repère. Des fois, ils avaient une conséquence et, des fois, non... Essayez le plus possible d’être constants et cohérents dans vos demandes et attentes. Pour vous aider, je vous laisse un lien vers l’article que j’ai écrit sur l’importance d’être clair en tant que parent. Cela vous donnera des petites pistes supplémentaires.

 

J’espère que ces petites idées vous aideront à prendre un tournant un peu plus positif. Donnez-vous du temps et surtout, permettez-vous de la douceur. À vos enfants et à vous. On va y arriver, un petit pas positif à la fois.

précédent

0 commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires. Soyez le premier à en poster un!

Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés