Maman, papa, rassurez-moi!

On définit la sécurité par le sentiment d’être « à l'abri du danger » et la satisfaction d’entretenir un « esprit confiant et tranquille ». Une définition simple qui nous laisse avec une interprétation au sens large et peu concret. La notion de sécurité peut regrouper plusieurs facteurs d’ordre physique, psychologique, financier, social et affectif. Faire partie d’une relation et d’un environnement non-violent, avoir un toit et la certitude de pouvoir se nourrir minimalement quand on en ressent le besoin, ça relève de notre sécurité physique. Notre statut professionnel, lui, est alors un filet qui nous assure une sécurité financière en nous donnant accès à une stabilité. La sécurité psychologique, elle, pourrait se traduire par l’absence de stress quotidien qui serait généré par une situation anxiogène spontanée ou répétitive. Advenant une telle problématique, le bonheur de pouvoir compter sur une personne de confiance pour nous épauler relèverait plutôt de la sécurité sociale et affective. Chez un enfant, bien évidemment, la sécurité ne se reflète pas tout à fait de la même manière. Du moins, ce n’est pas le cas lorsque ses besoins fondamentaux sont comblés.  Souvenez-vous de la fois où vous vous êtes éraflé le genou en tombant de votre bicyclette, vous retrouvant face contre terre. Vous pouvez possiblement vous rappeler que ce sont les encouragements bienveillants de vos parents ou d’un adulte significatif qui vous ont donné la confiance de remonter à vélo ou de vous relever, quelques minutes à peine après avoir subi une blessure que vous croyiez « fatale ». Bien que votre souvenir se fixe sur la chute, la douleur ressentie ou la peur, votre sentiment de sécurité a d’abord été assuré par votre lien d’attachement. Vous savez, le regard automatique que vous avez jeté à cet adulte une fois tombé pour voir sa réaction ? Oui, oui, exactement ce regard-là ! C’est l’approbation que la sphère affective recherche pour reprendre confiance. Son rôle est très précieux, surtout en bas âge.  C’est donc avec votre appui que vos enfants auront le sentiment d’être « à l'abri du danger » et qu’ils auront l’ « esprit confiant et tranquille » pour continuer d’explorer aveuglément le monde qui les entoure et qu’ils auront envie de prendre des risques sans craindre de trop grandes conséquences. Parce qu’ils savent qu’ils seront rattrapés pendant leur chute libre. Il est important de doser vos réactions lors des accidents anodins de vos enfants pour qu’ils ne craignent pas un second, voir un neuvième essai. Félicitez leur tentative et encouragez-les à recommencer de nouveau en leur proposant de vous poser plus près d’eux ou d’être plus alerte s’ils ne se sentent pas tout à fait en sécurité. À l’inverse, il faut éviter de dramatiser une situation ou de n’accorder aucune importance au sentiment et à la difficulté ressentie par l’enfant. Il acceptera de tenter sa chance de nouveau et de relever le défi seulement s’il se sent encadré et encouragé par une figure d’attachement importante à ses yeux. Votre défi comme parent est de respecter le rythme et le besoin de soutien (ou pas) de votre enfant. Certains sont très indépendants et veulent apprendre seuls alors que d’autres ont besoin d’essayer avec toute l’attention de leur couveuse. Et les deux façons d’y arriver sont correctes.  Profitez du beau temps pour aller jouer dans les modules au parc, retirez les petites roues du vélo ou les flotteurs dans la piscine (sous votre surveillance) pour solidifier votre lien d’attachement avec vos enfants et faire grandir leur sentiment de sécurité.

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