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Il y a une semaine, j’ai fait comme probablement beaucoup d’entre vous, j’ai regardé Bye, le très touchant et pertinent documentaire d’Alexandre Taillefer traitant de la santé mentale chez les jeunes et de la cyberdépendance.  J’ai été extrêmement remuée, difficile de faire autrement. En moi, mère de 5 jeunes enfants et professionnelle de l’éducation, les émotions se bousculaient.

Il faut dire qu’ici, sous notre toit, les discussions au sujet des écrans, des tablettes et des téléphones se font fréquentes. Notre couple est composé d’un enseignant de littérature au collégial sans compte Facebook ni téléphone cellulaire, et d’une pédagogue en affaires qui gère une boutique en ligne et utilise les médias sociaux pour la promouvoir.

Tout autour de nous gravitent de jeunes enfants qui aiment beaucoup utiliser les tablettes pour se divertir, jouer ou écouter des vidéos. Ces questions reviennent souvent : quelle place devrions-nous donner à ces bidules électroniques ? Est-ce adéquat ? Stimulons-nous suffisamment nos enfants ? Et la question la plus importante à mon avis : sommes-nous de bons modèles pour nos enfants ? Nous voient-ils trop souvent utiliser ces objets électroniques (pour les bonnes et les moins bonnes raisons) ? Chaque fois, je me dis que si ça se passe chez nous, ça se passe forcément dans la majorité des familles. Nous vivons à la même époque dans la même société et vivons forcément des  situations similaires.

DÉBRANCHER POUR MIEUX SE BRANCHER ?

On dit souvent que l’enfance passe trop vite. Qu’on n’a pas vu passer les dernières années, qu’on n’a pas vu grandir nos enfants. Sommes-nous réellement avec eux lorsque nous partageons du temps ensemble lors du fameux 5 à 8, ces trois petites heures (ou même seulement deux chez certains) où tout le monde est à la maison ?

La technologie s’introduit insidieusement dans nos vies. Cette petite alarme de notification pendant le bain de fiston pour nous signaler que quelqu’un a aimé cette photo publiée, ce courriel du bureau reçu en soirée qui ne pouvait attendre à demain et qui nous préoccupe pendant la période des leçons, ce texto rigolo de notre amie qui vient interrompre notre enfant en train de nous montrer son dernier dessin, etc. Bref, toutes ces distractions qui nous « déconnectent » trop souvent de nos enfants et de la vie de famille.

Le travail d’Alexandre Taillefer est exceptionnel à mon avis.  Ce documentaire largement médiatisé permettra d’élargir le débat auprès du grand public et d’éveiller les consciences.  En tant que mère et professionnelle de l’éducation, j’ai envie d’épauler M. Taillefer en abordant cet enjeu un peu plus en amont, c’est-à-dire dès la plus tendre enfance.

Bien sûr, il est important de s’attaquer aux problèmes de santé mentale de ces adolescents devenus cyberdépendants. M. Taillefer a même interpellé le ministre Barrette à ce sujet.  Mais n’oublions pas que l’éducation est une arme incroyable contre les problèmes de santé. Il est temps de réaliser que la famille et l’école doivent prendre la place qui leur revient dans la prévention de ce problème.

Un des constats qui est à mon avis des plus préoccupants dans ce documentaire est le fait que les jeunes ne communiquent plus de la même façon qu’avant. Les échanges de vive voix ont laissé place au texto et au « chat » beaucoup moins engageants. C’est d’ailleurs pour cette raison, nous apprend-t-on dans le documentaire, qu’a été créé Youhou,  une version « 2.0 » plus actuelle du service Tel-jeune. Cette belle initiative, sur laquelle plusieurs bénévoles ont travaillé très fort, permettra certainement à plusieurs jeunes ados de se faire entendre de manière totalement confidentielle dans un langage qui leur ressemble. Ceci dit, en tant que parents de jeunes enfants, soyons conscients qu’il est important de développer les habiletés sociales de nos petits et qu’une tape dans le dos, un câlin, un ton de voix compréhensif et quelques minutes passées à écouter peuvent parfois être plus bénéfiques que les émoticones.

En tant que parents, il est indispensable de dialoguer avec nos enfants afin de les aider à développer de bonnes habiletés sociales. Développons l’habitude d’avoir des moments d’échange avec eux loin des écrans, des tablettes, des téléphones ou encore de la télé.

Donnons-leur le goût de la discussion et surtout tentons de trouver leurs champs d’intérêt (sciences, sports, musique, lecture, mécanique, dessin, etc.).  Nos jeunes auront ainsi plus de chance de développer une relation saine et équilibrée avec les écrans qui font désormais partie de nos vies.

LE DÉFI 5@8 SANS ÉCRANS

Les Belles Combines lancent le Défi 5 @ 8 sans écrans. Jase et joue; Discute et dessine; Placote et popotte; Bavarde et bricole… profitez de ces moments sans écrans avec vos enfants pour vivre la vraie vie! Faites-le pour votre enfant !

Débranchons-nous pour mieux nous brancher avec nos petits et laissons-nous le temps de les découvrir. Leurs rêves, leurs idées, leur naïveté si précieuse, leurs passions. Ils sont là à nous admirer et ne demandent qu’à nous connaître mieux.

Pour participer au DÉFI 5@8 SANS ÉCRANS, rendez-vous sur notre page Facebook et incitez vos amis parents à en faire de même. Ce petit geste a le potentiel de nous aider, comme société, à aider notre marmaille à grandir avec des valeurs et des comportements qui en feront des adolescents et des adultes pleinement conscients des bénéfices et des dangers des écrans. Tout est question d’équilibre.

 

 

 

There are 5 comments

  1. Nancy Rodrigue il y a 2 ans

    Quelle belle initiative , j’adhère à 100% , Bravo

  2. Andreanne il y a 2 ans

    Lire le livre L’éloge de la lenteur de Carl Honoré. Il y a une passage sur un mouvement chez nos voisins du Sud dont j’ai momentanément oublié le nom. On devrait le faire non une fois de temps en temps, mais souvent. On allonge le 5 à 8 jusqu’à 9. On en profite pour faire tout ce dont on pense ne pas avoir le temps de faire! Et en plus, il faut se rappeler que nous n’y gagnons même pas en énergie puisque la technologie est trop stimulante pour être reposante psychologiquement. Au final, les parents ont eu plus de temps de liberté reposant et son plus disponible pour leursenfants t. Un gros merci à Alexandre Taillefer pour cet éveil de conscience et aux belles combines pour leur merveilleuse idées❤

  3. Gigi il y a 2 ans

    Bravo pour cette belle initiative, plus nous serons à partager cette philosophie, plus nous pourrons espérer changer ce que notre société est en train de devenir; plusieurs me considère “vieux jeu” et à “contre-courant” mais je n’ai pas l’intention d’arrêter de conscientiser les gens autour de moi!

  4. Jacques Brodeur il y a 1 an

    Bravo pour la création de ce 5 à 8 sans écrans. Bon pour ranimer la vie familiale.
    Je vous suggère de consulter le Grandir pas à pas de Sabine Duflo bon pour la concentration et le sommeil.
    http://www.edupax.org/images/stories/edupax/PDF/Impression-affiche.pdf
    Le Défi 10 jours sans écrans lancé au Québec en 2003 va dans le sens du Défi 5 à 8.
    http://www.edupax.org/images/stories/edupax/PDF/Vendee-2017-RecueildarticlesDefisansecrans.pdf
    Le Défi sans écrans a été repris en France en 2008 et fait des merveilles.
    http://www.ecoconseil.org/decouvrir-nos-actions/sensibilisation-et-formation/le-defi-10-jours-sans-ecrans
    En 2018, plus de 130 établissements y ont participé. La liste est en ligne.
    Bravo aux Belles combines.

    • dominiqueadmin il y a 1 an

      Bonjour M.Brodeur et merci! Je vous retourne le bravo pour votre propre initiative! Nous avons connu un beau succès avec ce défi 5@8 qui s’adressent autant aux parents qu’aux enfants. Nous préparons actuellement la deuxième édition et j’espère qu’elle saura interpeller les familles tout comme la première. Je ne manquerai pas de me servir de ce que vous avez fait avec Édupax! Bonne continuité!

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